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30 SEPTEMBRE –16 OCTOBRE / 23–28 OCTOBRE 2020

Vous trouverez, ci-dessous, un retour sur les échanges avec les intervenant.e.s :

  • une vidéo replay de l’échange diffusé en direct le mardi 13 octobre, en présence de François Beauducel, chercheur en géophysique et volcanologie, Institut de recherche pour le développement. Une sélection des questions envoyées par les classes participantes y ont été transmises. Les classes n’ayant pu participer au live pourront ainsi revoir l’échange.
  • des retours écrits bonus, qui répondent à une sélection supplémentaire de questions envoyées par les classes.

Les fiches de présentation des intervenants sont également de nouveau disponibles ci-dessous.

Pour naviguer dans la vidéo ci-dessus, n’hésitez pas à cliquer sur les points bleus sur la piste de lecture pour accéder au chapitre voulu.
Détails des chapitres :

  1. Introduction
  2. Cendres. Comment passe-t-on du magma aux cendres ? Sont-elles dangereuses ? Quelle(s) maladie(s) peuvent être provoquées par les cendres ?
  3. Pourquoi y-a-t’il autant de volcans en Indonésie et pourquoi autant de volcans explosifs ?
  4. Comment un volcan se forme-t-il ? Combien de temps faut-il pour que se forme un volcan ?
  5. De quels gaz sont constituées les nuées ardentes ?
  6. Tournage et danger. Avez-vous pris des mesures de sécurité particulières pour pouvoir tourner ce film ?
  7. Un entraînement spécial est-il nécessaire pour participer à ce genre d’expédition ? à ce genre de projets scientifiques ? Des moyens sont-ils mis à disposition pour limiter les risques et protéger les scientifiques ?
  8. Pourquoi prendre le risque d’aller près des volcans alors que des technologies pourraient éviter à des humains d’aller dans ces zones dangereuses (comme des drones par exemple) ?
  9. A quelle température est la lave ?

10. Est-ce qu’un volcan peut être, à la fois, explosif et effusif ?
11. Comment la lave se forme-t-elle ?
12. Quels sont les critères pour situer le niveau d’alerte d’un volcan ?
13. Vivre près d’un volcan : cela impacte-t-il l’éducation des enfants et plus largement l’éducation de la population dans son ensemble ?
14. Pourquoi avez-vous eu envie de devenir volcanologue ? Combien d’années d’études faut-il faire pour être volcanologue ?
15. Pourquoi les populations locales continuent-elles à vivre dans les zones proches des volcans ? Quelles bénéfices à y vivre ? Pourquoi est-ce autorisé ?
16. Êtes-vous frères avec Éric, le réalisateur ? Est-ce facile de travailler en famille ?
17. Combien de volcans avez-vous escaladés ?
18. Lors d’un phénomène volcanique, la température de l’environnement autour du volcan peut-elle augmenter ?
19. Pourquoi avez-vous choisi l’Indonésie ?
20. Êtes-vous déjà allé à l’hôpital à cause d’un volcan ?

Questions bonus à François Beauducel

Comment se passe l’évacuation de toute une ville (y-a-t’il des populations prioritaires – enfants…) ? Où sont-elles logées ?

On n’évacue généralement pas toute une ville, mais progressivement par quartier ou village en fonction de la menace. Les populations prioritaires sont les personnes malades, hospitalisées, ou avec des difficultés à se déplacer. Elles sont logées dans des maisons prévues à l’avance dans des lieux éloignés du risque. Les plans d’évacuations sont préparés et diffusés très en avance. Chaque habitant sait exactement où il sera accueilli en cas d’éruption.

Peut-on, en observant la faune sauvage et la nature, détecter des signes annonciateurs d’une éruption ?

Les animaux sont sans aucun doute plus sensibles que les humains aux signes précurseurs d’éruption, notamment les vibrations du sol ou les gaz, mais quand même moins que nos instruments modernes ! Observer la flore aussi peut renseigner sur un dégagement localisé de gaz toxique.

Au Merapi, les villageois considèrent que si les panthères descendent du volcan (et oui, il y en a encore qui vivent dans la forêt !) ou les grands serpents s’aventurent soudainement dans les zones habitées, c’est annonciateur d’une éruption.

Questions bonus à Éric Beauducel

Combien de temps a pris le tournage du film ? Et combien de temps a-t-il fallu pour fabriquer le film, du projet d’écriture jusqu’à l’œuvre finie ?

Le tournage a duré à peu près 3 semaines, réparties entre Java et les Célèbes. Pour réaliser le film, il a fallu à peu près un an, dont plusieurs mois d’écriture, deux mois de préparatifs (dont les demandes d’autorisation aux autorités et aux scientifiques indonésiens), 3 semaines de tournage, 5 semaines de montage puis traductions de l’indonésien vers le français, et enfin les finitions (étalonnage, mixage, etc) qui ont pris deux semaines de plus. Est venue s’ajouter la musique originale composée en partie pendant le montage mais aussi pendant les finitions.

Vous êtes vous déjà senti en danger pendant un tournage, peut-être celui-ci ? Des mesures de sécurité ont-elles été prises ?

Oui, cela m’est arrivé, en particulier sur d’autres tournages volcans mais aussi sur des lieux de conflits comme l’Afghanistan où le danger venait cette fois de l’Homme. Pour ce tournage volcan, le temps de présence au bord d’un cratère actif était limité par les scientifiques et certaines zones trop dangereuses étaient totalement interdites.

Quel était votre motivation pour réaliser ce film ? Pourquoi avoir choisi ce sujet ?

Les volcans me fascinent depuis longtemps, j’ai réalisé plusieurs films sur le sujet avant celui-ci dont une série pour Arte. La particularité est qu’une éruption est un spectacle fascinant et meurtrier à la fois. S’intéresser à ce sujet, c’est se pencher sur un phénomène naturel complexe et sur une relation millénaire avec l’Homme basée sur la fascination, la peur, et la volonté de comprendre son fonctionnement. L’idée du pays aux 127 volcans est justement d’essayer de montrer comment un pays s’organise pour vivre avec le plus grand nombre de volcans actifs du monde.



Êtes-vous frères, avec François ? Est ce difficile ou facile de travailler en famille ?


Oui, François est mon frère. C’est plutôt un avantage de travailler en famille si la relation est bonne comme elle l’est entre nous. Cela permet de travailler dans une confiance totale. Il est plus facile de se dire les choses entre frères et finalement d’éviter les incompréhensions qu’il peut y avoir entre réalisateur et scientifique une fois le film fini. D’autre part, mon frère m’a fait découvrir les volcans depuis de longues années, m’a tenu au courant des progrès de la volcanologie, des difficultés qu’un volcanologue peut rencontrer au quotidien et donc à mieux maîtriser le sujet.

Quels sont vos futurs projets ?


Je travaille sur un film sur l’utilisation des animaux dans les guerres du XXe siècle et une série sur le changement climatique, deux sujets passionnants dont les tournages ont commencé malgré les aléas de la pandémie qui compliquent beaucoup mon travail.

Qu’apprend-on à l’école de réalisation ?

On apprend les différentes techniques liées à la réalisation (prises de vue, montage, mixage, écriture) d’un film mais surtout la difficulté du métier. C’est finalement bien plus sur les tournages que l’on apprend qu’à l’école. Les vraies difficultés commencent après la formation. Si l’on n’est pas optimiste, passionné, un peu fou, on ne se lance pas comme réalisateur de documentaires !

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